« Nous pouvons le faire dans n’importe quel pays. Nous pouvons le faire ici aussi. »
« Le » faire, c’est renverser un gouvernement. Et cette déclaration, lors d’un dîner officiel, vient de l’ambassadrice américaine à Athènes, Kimberly Guilfoyle (elle est aussi ex-présentatrice de Fox News et ex-fiancée de Donald Trump Jr.).
Ce qui est bien avec l’administration Trump, c’est qu’il n’y a pas de faux-semblant : on sait à quoi s’en tenir. On peut même se flatter d’ingérence contre des États de l’UE, et cela arrive au milieu de tant d’énormités (on lâche les Ukrainiens parce qu’on a besoin de diesel, dernier exemple en date) que ça ne fait même plus les gros titres.
On s’habitue à tout quand on vit en dystopie.
À turpitude, turpitude et demie : cette même Kimberly Guilfoylea maîtrise aussi le trafic d’influence, comme quand elle avait demandé à un donateur et soutien de Trump de régler une facture de carte bancaire de 100 000 dollars juste avant son audition de confirmation, en lui promettant en échange un accès à des responsables de l’administration.
L’exemple vient d’en haut, et le poisson pourrit par la tête.