Points clés
- 01 En 1943, à Lyon, son mari Raymond est arrêté par la Gestapo de Klaus Barbie.
- 02 Le 21 octobre 1943, elle organise l'attaque d'un fourgon qui libère son mari et treize autres résistants.
- 03 Après la guerre, elle recueille des orphelins de résistants et témoigne jusqu'à sa mort.
LA FRANCE SOUS L'OCCUPATION
En 1940, la France vaincue est coupée en deux : une zone occupée par l'Allemagne au nord, une zone dite libre au sud, gouvernée par le régime de Vichy. À Lyon, où vivent les Aubrac, la Gestapo de Klaus Barbie traque les réseaux clandestins qui refusent la défaite et l'occupation.
DE PROFESSEURE À RÉSISTANTE
Née Lucie Bernard à Paris en 1912, fille de paysans modestes du Mâconnais, elle devient professeure d'histoire. Membre du cercle dirigeant de Libération-Sud, elle fabrique de faux papiers, aide des résistants à franchir la ligne de démarcation et contribue au journal clandestin Libération.
LA PREMIÈRE ARRESTATION DE RAYMOND
En mars 1943, son mari Raymond, un résistant, est arrêté par la police du régime de Vichy. Enceinte, Lucie tient tête au magistrat chargé de l'affaire et fait pression jusqu'à obtenir une libération provisoire. Raymond sera pourtant de nouveau arrêté quelques mois plus tard, cette fois par la Gestapo.
L'ÉVASION DE LA PRISON MONTLUC
Raymond est alors enfermé à la prison Montluc, aux mains de Klaus Barbie. Se faisant passer pour sa fiancée, Lucie demande à Barbie d'autoriser un mariage en prison et transmet à Raymond le plan d'évasion. Le 21 octobre 1943, son groupe attaque le fourgon allemand qui transfère son mari et treize autres résistants du siège de la Gestapo à la prison Montluc, et les libère.
SON ENGAGEMENT D'APRÈS-GUERRE
Après la Libération, elle ouvre des foyers pour les orphelins de résistants. Elle consacre le reste de sa vie à témoigner dans les écoles, jusqu'à sa mort, en 2007.
« Le verbe résister se conjugue toujours au présent. »
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