Le pouvoir autoritaire peut s’emparer d’un territoire ; Il ne peut pas fabriquer de légitimité.
Quatre ans après le coup d’État militaire au Myanmar, la junte continue de parier que l’occupation et la peur suffiront. Ils ne le feront pas.

Le véritable avenir se construit dans des endroits où l’emprise de la junte s’est affaiblie, où ses ordres vont moins loin que sa violence, et où les citoyens rassemblent des services, des règles et une responsabilité que les complexes des généraux ne pourront jamais fournir.
C’est pourquoi les appels à amener la junte dans un soi-disant « dialogue inclusif » déforment la réalité : ils sont les auteurs de la crise, et non des partenaires crédibles pour la résoudre.
La vraie question n’est pas de savoir qui est invité aux pourparlers de paix à l’étranger, mais qui est capable de gagner la confiance des communautés au Myanmar.
La force peut faire taire les gens ; Il ne peut pas faire fonctionner les écoles, les tribunaux ou la vie quotidienne sans leur adhésion.
Une diplomatie régionale qui traite la junte comme un moindre mal risque de légitimer sa violence et de mettre à l’écart ceux qui ont gagné la confiance sur le terrain.
La voie la plus intelligente est d’aligner la diplomatie sur la légitimité : soutenir la gouvernance et l’aide humanitaire là où la société tient bon, tout en resserrant la vis sur l’économie de guerre qui soutient la prédation.
La paix sans justice enracine la dictature ; La paix ancrée dans l’autorité légitime ouvre la voie à la démocratie.





