CONFÉRENCE AUX NATIONS UNIES: VERS UNE SOLUTION DURABLE POUR LES MINORITÉS DU MYANMAR
Octobre 2025
Editos/Regard de Fondemos
REGARD DE FONDEMOS
Aujourd’hui, à l’Organisation des Nations Unies, l’Assemblée générale cherche à rallier le soutien politique et à maintenir l’attention mondiale sur la crise des Rohingyas.
Elle examinera la situation en profondeur, en s’attaquant à ses causes profondes, telles que les violations systématiques des droits de l’homme, tout en présentant les points de vue sur le terrain concernant les difficultés rencontrées par les Rohingyas et d’autres minorités, tant dans le pays que dans toute la région, où ils ont cherché refuge.
Son objectif est de promouvoir un plan d’action complet et concret pour une résolution durable de la crise, qui non seulement réponde aux besoins humanitaires urgents, mais établisse également les conditions d’un retour volontaire, sûr et digne des communautés déplacées dans leur pays d’origine.
L’exclusion et les souffrances des minorités birmanes sont le résultat de décennies de régime militaire et du déni persistant du droit de vivre librement en tant qu’êtres humains et en tant que communautés.
Depuis trop longtemps, elles sont privées de leur droit le plus fondamental : le droit de préserver la singularité de leur mode de vie tout en étant des citoyens birmans à part entière. Sous un régime autoritaire, faire partie d’une minorité ethnique ou religieuse signifie vivre dépourvu de sécurité ou justice, une réalité tragiquement vécue par les Rohingyas.
La situation des Rohingyas ne peut être dissociée du contexte plus large de la Birmanie. Elle concerne fondamentalement la mise en place d’une démocratie fédérale dans laquelle les innombrables groupes ethniques et religieux du pays peuvent entretenir des relations équilibrées dans un espace politique ouvert.
Par extension, le sort des Rohingyas est indissociable de la fin du régime militaire en Birmanie, qui a été le principal facteur à l’origine de leur fuite lors des événements de 2016.
Enfin, toute amélioration des conditions de vie des Rohingyas ne peut se faire que par le rétablissement de la paix en Birmanie, qui dépend elle-même de la fin des bombardements de la junte et de la capitulation de celle-ci au profit de mouvements démocratiques déjà organisés et capables d’assurer une transition juste.
Cette lutte n’appartient pas seulement aux Rohingyas musulmans, mais à toutes les minorités ethniques Birmanes qui ont subi des décennies de répression, des Chin chrétiens à l’ouest aux communautés chrétiennes Karen à l’est. Leur avenir dépend également de la fin du régime militaire et de l’établissement d’une démocratie fédérale inclusive.
Les minorités Birmanes incarnent la quête universelle de la dignité et de préservation des cultures ancestrales.





